GEMATRIE ET 666
Ces chiffres qui reviennent constamment vous interpellent?
Cécile Daurey, archéologue intrépide du roman, découvre que son nom de famille équivaut à la terrifiante marque tryptique de l’apocalypse : le 666. Que signifie ce nombre chargé de mystère, que le prophète Jean décrit dans la bible comme le « nombre de la bête », ce monstre qui viendra semer la terreur parmi les hommes et sera anéanti par le retour de Jésus sur la terre ? Le 666, associé à l’antéchrist, a servi à beaucoup d'interprétations fantaisistes, permettant de suggérer à volonté qu'il désignait par exemple Néron, le Pape, ou bien encore Napoléon Bonaparte. Que peut-on découvrir et dévoiler avec ce nombre ? La langue française peut-elle être considérée comme une langue kabbalistique ?

PLUSIEURS TYPES DE GEMATRIES
Le Cinquième Monde traite des coïncidences numériques, c'est-à-dire de ces chiffres qui reviennent constamment dans une vie et semblent vouloir nous délivrer un message que seul l’observateur peut être capable d’interpréter. La gématrie, ou guématrie, cousine de la numérologie, est l'une des trois méthodes de lecture des textes sacrés rédigés en hébreu. Elle consiste en l’étude kabbalistique des chiffres et des lettres pour en tirer une signification.
Pour les puristes, elle est considérée comme une science, et pour les autres, il s’agit plutôt d’une arnaque ! Les dérives de la gématrie sont en effet hélas fort nombreuses : elle est assénée comme « preuve irréfutable » de théories farfelues, utilisée avec n'importe quelle langue alors qu’elle est directement liée aux particularités de l'hébreu. Même si certains auteurs considèrent qu'elle peut être appliquée au grec ancien, son emploi pour d'autres alphabets porte à controverse.

La définition de Wikipedia :
" Le mot Gematria (גימטריה), est dérivé du mot grec signifiant « géométrie ». On dit aussi « guématrie » ou «gématrie ». Dans cet article Gematria et Guématrie sont utilisés indifféremment. On rencontre aussi l'expression numérologie hébraïque. La Gematria est une forme d'exégèse propre à la Bible hébraïque dans laquelle on additionne la valeur numérique des lettres et des phrases afin de les interpréter. Elle se fonde sur la numération hébraïque , dans laquelle, comme dans les autres civilisations méditerranéennes anciennes, les nombres sont notés avec les lettres de l'alphabet (voir par exemple numération abjad en arabe). Cette numérologie était utilisée originellement par les Sofrim (les "scribes", mais aussi " ceux qui racontent" ou "ceux qui comptent") pour enseigner lecture et écriture et pour vérifier l'exactitude de leurs copies.")"
L'alphabet hébreux
Le tableau suivant montre les valeurs associées à chaque lettre de l'alphabet hébreu (petit rappel : en hébreux, il n’y a pas de chiffres, et ce sont les vingt-deux lettres qui représentent une valeur numérale avec un alphabet qui ne comporte pas de voyelles) d'après la gématrie classique. Certaines lettres ont deux valeurs suivant qu'elles se situent à l'intérieur d'un mot ou à la fin de celui-ci. Parfois la valeur d'une lettre finale n'est pas prise en compte, on utilise alors sa valeur normale.

L’alphabet hébreu " simple " comporte 22 lettres auxquelles s’ajoutent les 5 lettres qui changent de forme quand elles sont en fin de mot et le aleph final, qui est considéré comme une autre lettre, même s’il ne change pas de forme : au total, il comporte donc 28 lettres. Chaque lettre correspond à un nombre.

La gématrie permet donc de rapprocher des mots dont la somme des lettres qui les composent est identique. Ce procédé est possible car, en hébreu, il n'existe pas de chiffres et chaque lettre de l'alphabet est associée à un nombre. On distingue trois façons d'associer une valeur à une lettre :
- la gématrie par rang : chaque lettre a la valeur du rang qu'elle occupe (aleph vaut 1, vav vaut 6, ...)
- la gématrie classique : même principe que la gématrie par rang jusqu'à la dixième lettre, les lettres qui suivent valent 20, 30, etc (beth vaut 2, lamed vaut 30, shin vaut 300, ...)
- la gématrie carrée : chaque lettre vaut le nombre donné par la gématrie classique mais élevé au carré (beth vaut 4, yod vaut 100, ...).
LA GEMATRIE MYSTIQUE
Dans la numération hébraïque, les neuf premières lettres ont les valeurs 1 à 9, les neuf suivantes ont les valeurs 10 à 90, et les quatre dernières ont les valeurs 100 à 400. 27 lettres seraient nécessaires pour couvrir l'éventail jusqu'à 900. La Gematria mystique fait remarquer qu'aucune valeur n'est attribuée aux lettres finales (kaf, mem, nun, pe et tsadi sofit), et leur donne donc les valeurs "manquantes", de 500 à 900, alors que ces valeurs ne sont pas utilisées dans la Guématria classique.
Nom |
Valeur numérique |
Graphie |
Tav Qof ou Kaf Sofit |
500 |
ת"ק ou ך |
Tav Resh ou Mem Sofit |
600 |
ת"ר ou ם |
Tav Shin ou Nun Sofit |
700 |
ת"ש ou ן |
Tav Tav ou Pe Sofit |
800 |
ת"ת ou ף |
Tav Tav Kof ou Tsadi Sofit |
900 |
תת"ק ou ץ |
Il y a donc plusieurs gématries, plusieurs façons de la pratiquer, mais un seul but commun : se rapprocher du divin ! Certains kabbalistes pensent que tout langage écrit peut être utilisé en gématrie. Elle n’est pas interdite par les écritures, c’est une science de la kabbale, pratiquée depuis les temps anciens, afin de constater des liens entre toutes choses. Pour rendre visible ce qui semble être invisible et de discerner ce qui semble vouloir être indiscernable. Grâce à l’informatique, la pratique de cette science a changé ces dernières années. Il est désormais possible de faire des recherches et des calculs avec des programmes adaptés, ce afin de rendre les études plus nombreuses, plus approfondies et plus générales.
Il existe aujourd’hui une gématrie nouvelle et française, qui étonne et intrigue déjà un grand nombre de personnes passionnées d’ésotérique.
UTILISER LA TABLE DE 9
En utilisant la table de multiplication de 9 on trouve aussi des résultats intéressants. Cette fois il faut multiplier la valeur de chaque lettre par 9. Soit A=9 B=18 C=27...
Par exemple, avec le mot Lucifer on trouve : 666. Etonnant, non?
Lettre |
Valeur |
L |
108 |
U |
189 |
C |
27 |
I |
81 |
F |
54 |
E |
45 |
R |
162 |
TOTAL |
666 |
Source: http://www.cabale.online.fr/
C'est précisément cette table de neuf qui est utilisée dans le tome 1 du Cinquième Monde, pour mettre en évidence la nature de Cécile Daurey.
Pour en savoir plus sur les coincidences numériques, vous pouvez aller sur l'excellent site de Gérard Colombat: http://www.bibleetnombres.online.fr/

UNE VERITABLE SCIENCE DES LETTRES
A partir de l'alphabet hébreu, les kabbalistes ont donc développé une véritable science des lettres, qui repose sur des combinaisons multiples et divers procédés utilisés comparer deux mots de même valeur numérale.
Il existe d'autres procédés que la gématrie (plus de 70) dont les plus connus sont la notarique qui isole les lettres d'un mot et les confronte à d'autres mots, - exemple Adam (Alef, Dalet et Mem) et Abraham, Dawid, Messiah - et encore la thémourie qui consiste à substituer à une lettre la lettre qui suit immédiatement – " il faut un "langage en mouvement" pour un "homme en mouvement".
Des textes chiffrés
Les kabbalistes opèrent sur des textes chiffrés tous tirés de l'Ancien Testament, qui reste à leurs yeux le seul document traditionnel non tronqué, à l'exception du saint Coran. Ils privilégient le Livre de la Genèse, et le Livre d'Ezéchiel. Mais également le premier chapitre du Livre de la Genèse, et le premier verset qui "contient déjà tout le Livre", et le premier mot qui, lui-même "contient le premier verset". "Et la première lettre du premier mot, beith, de valeur numérique 2, renferme à elle-seule toute une cosmogonie".
Autre livre d'une égale importance pour les kabbalistes : Le Cantique des Cantiques : "De tous les cantiques qui existent, dit le Zohar, aucun n'est aussi agréable au Saint Béni soit-il, que le Cantiques des Cantiques". Il est dit également qu'il renferme " tout ce qui existe, tout ce qui a existé, tout ce qui existera" et aussi que " tous les événements qui se passeront au septième millénaire, qui est le Sabbat du Seigneur", s'y trouvent résumés.
Notarikon
Le notarikon est un deuxième procédé de lecture des textes sacrés. Il consiste à interpréter chaque lettre d'un mot comme l'abréviation d'une phrase entière (principe du sigle ou de l'acronyme). Le titre du livre-clé de la Kabbale, le Zohar, qui s'écrit Zayin, Hé, Resh est généralement traduit par "Splendeur". Il peut être considéré comme l'acronyme de la phrase suivante : "Zeh Ha Reshit" qui signifie "voici le début". L'apparente simplicité d'un mot peut dévoiler, grâce au notarikon, des ressorts subtils. Notons que, contrairement à la gématrie, le notarikon s'applique aisément à d'autres langues.
Témoura
La témoura est un troisième procédé de lecture fréquemment utilisé par les kabbalistes. Il consiste à permuter les lettres d'un mot selon des règles précises (principe de l'anagramme). L'application de ce principe au premier mot de la Genèse "Bereshit" (au commencement) fournit un exemple frappant de l'usage de la témoura. Bereshit s'écrit Beth, Resh, Aleph, Shin, Yod, Tav. Bereshit c'est aussi Berit-Esh (Beth, Resh, Yod, Tav - Aleph, Shin) qui signifie "Alliance du feu". La Genèse est-elle le trait d'union avec les anciens cultes solaires ? En tout cas, la témoura nous montre qu'avant le ciel, la terre et les eaux, le feu, déjà, se manifestait.
Pour plus de précisions, consulter le site http://www.kabbale.org
ZOOM SUR LE 666.
On lit donc dans l'Apocalypse : "C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car son nombre est le nombre d'un homme, et son nombre est 666." (Ap. 13,18).
Il est facile de concevoir qu'on ait voulu connaître le nom de l'Antéchrist en faisant le calcul indiqué par saint Jean. Mais la difficulté consiste à savoir de quelle langue il faut se servir : nous venons de le voir, les lettres hébraïques et les lettres grecques ont une valeur numérique ; le nom cherché variera selon qu'on emploiera l'une ou l'autre de ces langues.
Bossuet, en employant la langue latine, a trouvé le nombre 666 dans le nom de Dioclétien, La Chardie dans le nom de Julien (...)
On l'a trouvé dans le nom de Mahomet.
Corneille marque qu'il y a une opposition mystérieuse entre le chiffre du nom de l'Antéchrist, dont le nombre est 666, et le chiffre du nom de Jésus, dont le nombre en grec est 888. Six est le symbole du jour de l'homme ; huit est le symbole de l'éternité, qui est le jour de Dieu.
Le P. Doussot, des Frères Prêcheurs, a cherché la solution de cette question, non dans un nom d'homme, mais dans celui de la secte qui a déclaré de nos jours la guerre à Dieu, et d'où sortira probablement l'homme de péché désigné par l'apôtre. Il a trouvé qu'en traduisant littéralement en grec le nom de cette secte, la franc-maçonnerie, et en donnant à ces lettres leur valeur numérique, on obtient exactement le nombre 666.

De même, M. l'abbé Maret, chapelain de Saint-Louis des Français à Rome, et M. Jean-Etienne de Camille ont publié dans le Journal de Florence, en avril et mai 1874, des articles qui prouvent que les noms de plusieurs des précurseurs de l'Antéchrist donnent aussi le même nombre de 666. Par exemple en grec celui de Genséric ; celui de Luther en le désignant par celui de Saxon ; celui de Calvin en l'appelant en latin Lupus Picardus " le loup picard". De même aussi "bestia", rendu en hébreu, donne encore le nombre 666. C'est là un thème sur lequel on s'exercera encore longtemps.
M. Renan a publié tout un livre sur l'Antéchrist. Selon lui, l'Antéchrist, c'est Néron ; mais Renan ne parle pas de Néron comme l'Apocalypse le fait de l’Antéchrist : "loin d'être un persécuteur de l’Eglise, le Néron de M. Renan est un des fondateurs du christianisme : il a fait mourir saint Pierre et saint Paul, il a fait cesser par là les partis dans l’Eglise et préparé la voie à une réconciliation universelle. Si la persécution de Néron avait été plus efficace encore et s'il avait étouffé tous les chrétiens dans le sang, il aurait non seulement préparé la voie à une réconciliation universelle, mais il eût à tout jamais empêché les partis de se manifester. Cette manière de fonder une religion est tout entière de l'invention de M. Renan." (Les Saints Lieux. Mgr Mislin. Ed. Lecoffre & Cie. 1876.)

La Bible offre de nombreux exemples de gématrie.
Saint Irénée, qui pense que le chiffre de la Bête correspond au mot « lateinos » (30 +1 +300 +5 +10 +50 +70 +200 = 366) désignant l'Empire romain, écrit vers 180 :
"C'est pourquoi dans la bête qui doit venir aura lieu la récapitulation de toute injustice et toute imposture, afin qu'en elle ayant conflué et étant rassemblé toute la puissance de l'apostasie, celle-ci soit dans la fournaise jetée au feu. Selon toute vérité le nom de la bête sera donc 666, récapitulant en lui toute la méchanceté étalée par les anges avant le déluge : Noé avait 600 ans quand le déluge eut lieu sur la terre, effaçant ce qui détruisait la terre des générations perverses depuis Adam. Récapitulant aussi toute l'idolâtrie après le déluge jusqu'à l' icone dressée de Nabuchodonosor, qui mesurait 60 coudés de hauteur et 6 coudés de largeur. En effet toute icone préfigure l'avènement de l'antéchrist. Ainsi par les 600 ans de Noé quand advient le déluge à cause de l'apostasie, et la mesure de l'icone, le nombre, comme il nous questionne, désigne le nom, celui qui récapitule les 6000 années qui sont pleinement apostasie, injustice et méchanceté (…) six cent soixante-six, c'est-à-dire six centaines, six dizaines et six unités, pour récapituler toute l'apostasie perpétrée durant six mille ans. Car autant de jours a comporté la création du monde, autant de millénaires comprendra sa durée totale." ( Contre les hérésies, livre V, 3e partie, chapitre 1)

Saint Hippolyte adopte le mot « arnoumai » qui signifie « je nie ». D'autres proposent ceux de " nikètès" (vainqueur) ; "atenos" (contraire) ; "teitan" (titan) ; "kakos odègos" (mauvais capitaine) ; "palai baskanos" (antique trompeur), etc.
Aujourd'hui, on penche généralement pour « Néron César » d'après la retranscription hébraïque numérique de ces noms : NRWN QSR = 50 +200 +6 +50 +100 +60 +200 = 666.
Selon les messages de la Vierge Marie reçus par Don Stefano Gobbi prêtre fondateur du Mouvement Sacerdotal Marial, les trois six signifieraient le communiste athée, la franc-maçonnerie et la franc-maçonnerie ecclésiastique.


Pour Jean Phaure, le 666 "exprime, entre autres choses, l'aboutissement de toutes les possibilités de la manifestation sensible, sans la possibilité de parvenir au Sept, c'est-à-dire de réintégrer le Centre divin".
J.-J. von Allmen affirme que le 666 "signifie une triple répétition du chiffre 6, et donc un refus, en comptant, d'aller jusqu'à 7 : le chiffre de l'homme qui ne veut pas entrer dans le dessein de Dieu et qui se glorifie lui-même."
Les fils d'Adoniqam qui revinrent de l’exil à Jérusalem étaient 666 :
"Esdras. 2.1 Voici ceux de la province qui revinrent de l'exil, ceux que Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait emmenés captifs à Babylone, et qui retournèrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville. 2.2 (…) Nombre des hommes du peuple d'Israël (…) 2.13 les fils d'Adonikam, 666"
666 était aussi le poids en talents de l’or que recevait Salomon en une seule année :
"Le poids de l'or qui arrivait à Salomon chaque année était de 666 talents d'or"(Rois 10,14)
"Le poids de l'or qui arrivait chaque année à Salomon était de 666 talents d'or" (2 Chroniques 9,13)
LE CODE DE LA BIBLE
Un best seller qui prétend que Dieu a codé la Bible...
"Le code de la bible" est le titre d’un livre par Michael Drosnin dans lequel il prétend que Dieu a dissimulé dans la Bible un code déchiffrable par la recherche de sauts équidistants de lettres (SEL). On l’appelle Code de la Bible ou Code de la Torah.
En partant d’une lettre quelconque («L»), on lit la énième lettre («N») d’un des textes sacrés, sans compter les espaces. En prenant un des livres de la Bible au complet, comme la Genèse, on obtient une longue suite de lettres. Si l’on emploie différentes valeurs pour L et N, il est possible de générer de nombreuses chaînes de lettres. Imaginons maintenant qu’on enroule ces chaînes de lettres autour d’un cylindre, de façon à ce que toutes les lettres soient visibles. En ramenant ce cylindre à deux dimensions, on obtiendra plusieurs lignes formant des colonnes de mêmes longueurs, à l’exception de la dernière, qui pourrait être plus courte que les autres. Ne reste plus qu’à rechercher des noms significatifs, situés près de dates, horizontalement, verticalement, en diagonale, ou de n’importe quelle autre façon.
Un groupe de mathématiciens israéliens qui se sont prêtés à l’exercice ont affirmé que lorsqu’ils ont fait des rapprochements entre des noms et des dates de naissance ou de décès (à partir de l’Encyclopédie des grands hommes d’Israël), ils ont découvert de nombreuses correspondances. Par exemple, la date de l’assassinat de Yitzhak Rabin se trouvait tout près des lettres formant son nom. Doron Witztum, Eliyahu Rips et Yoav Rosenberg (1994) ont publié leurs conclusions dans un rapport intitulé «Séquences équidistantes de lettres dans le livre de la Genèse». L’éditeur de la publication à laquelle ils s’étaient adressés a commenté ainsi leur travail:
Les chances qu’ils obtiennent des résultats semblables par hasard étaient de seize sur un million, ou d’une sur 62 500. Selon les auteurs: «L’analyse de randomisation montre que l’effet est significatif au niveau de 0,00002 [et que] la proximité de SEL reliés à un sens précis dans la Genèse n’est pas due à la chance».

Comme preuve additionnelle de la signification statistique de leurs résultats, les chercheurs israéliens ont analysé une version hébraïque du Livre d’Isaïe, ainsi que les 78 064 premiers caractères d’une traduction en hébreu de Guerre et Paix de Tolstoï. (La version du Livre de la Genèse qu’ils ont utilisée dans le cadre de leur travail, la version Koren, comportait 78 064 caractères.) Ils ont découvert de nombreux noms à proximité de dates de naissance et de décès, mais les résultats ne présentaient aucune signification statistique.
Que doit-on en conclure?
Pour certains, la chose est claire: les informations découvertes dans la Genèse présentent un caractère intentionnel, et Dieu est à l’origine du code dans lesquelles elles ont été rédigées. Mais si tel est le cas, doit-on rejeter le Livre d’Isaïe et tous les autres livres de la Bible qui ne passent pas le test des SEL? Doit-on conclure de ces statistiques que les Juifs forment effectivement le Peuple élu, ou qu’aucun nom ne doit être ajouté à la liste des grands hommes d’Israël si on ne le trouve pas d’abord sous la forme d’un SEL? Les amateurs de surnaturel qu’impressionnent ces données devraient peut-être considérer comme des supercheries toutes les religions ou croyances dont les écrits sacrés ne présentent pas des résultats aussi improbables. Faut-il traduire les livres sacrés de toutes les religions du monde en hébreu pour voir combien des grands hommes d’Israël s’y retrouvent encodés?
Un ordinateur peut-il vraiment comprendre ce que Dieu avait en tête?
Certains créationnistes voient dans le code de la Bible la preuve scientifique de l’existence de Dieu. S’ils ont raison, ils devraient se convertir au judaïsme. Doron Witztum ne pourra pas le faire, lui qui fait déjà partie du Peule élu, mais il a amené le travail effectué sur la Genèse un peu plus loin que ses collègues. À la télévision israélienne, il a révélé que les noms des sous-camps d’Auschwitz figurant sur une carte de la région formaient presque, de façon troublante, l’expression «à Auschwitz». Les chances pour qu’une telle chose arrive, selon lui, étaient «d’une sur un million». Certains de ses étudiants ont effectué des calculs à ce sujet, pour conclure qu’il s’était trompé «par un facteur de 289 149». Les habiletés mathématiques de Witztum ne sont peut-être pas aussi bonnes que ses intentions, mais quelles étaient ses intentions, au juste? Dieu a-t-il cherché à révéler de façon mystérieuse que les sous-camps d’Auschwitz se trouvaient à Auschwitz?
La bible est-elle le seul texte crypté ?
Michael Drosnin a écrit un livre basé sur l’étude des SEL. Dans Le Code de la Bible (1997), il prétend que le décodage de la Bible mène à la découverte de prophéties et de vérités fondamentales de nature séculaire, qui ne sont pas toutes en rapport avec les Juifs. D’après Drosnin, la Bible est le seul texte dans lequel on retrouve des phrases codées en nombre statistiquement significatif, et qu’il est improbable que le tout soit dû au hasard. En étudiant des SEL, Drosnin affirme que la Bible a prédit l’assassinat de Yitzhak Rabin, tout comme celui d’Anouar al-Sadate et des frères Kennedy. Alors... coïncidences ou vraies prédictions?
On a bien démontré que certains événements historiques étaient encodés dans certaines configurations de la Genèse, mais il est risqué d'affirmer que chaque configuration de termes «encodés» similaire représente nécessairement un événement historique potentiel. En fait, la plupart des configurations se produisent de façon aléatoire, et l’on peut s’attendre à les retrouver dans n’importe quel texte suffisamment long. M. Drosnin a écrit que sa «prédiction» de l’assassinat de Rabin «prouve» que le code de la Bible peut servir à prédire l’avenir. Ses détracteurs pensent qu'une seule réussite, ou même plusieurs, toutes spectaculaires qu’elles puissent être, ne prouvent rien, à moins que ces prédictions ne soient effectuées et évaluées dans des conditions soigneusement contrôlées.
LES COINCIDENCES NUMERIQUES DANS LE CORAN
en cours de réalisation
Prêt pour le voyage ? Cliquez sur l'arbre !

Précédent..............Retour à l'accueil................ Suivant