LA PLAGE DE SAINTE CROIX
... Un trésor est-il caché dedans ?
Il suffit de s’asseoir près de l’écume, dans la crique que surplombe la chapelle, pour sentir que la plage de Sainte Croix n’est pas une plage comme les autres… Quel est-il, ce grand mystère caché durant tous les âges antérieurs, caché aujourd’hui encore à tous, excepté à ceux dont le cœur pur pourra entendre son véritable et fascinant secret ? Ecoutez les chuchotements de l’eau et de la lune… ils vous révèleront peut-être ce qu’Alexandre Cinarca a découvert en voyageant très loin à travers l’espace-temps, dans cette dimension où le temps n’existe pas : le grand secret du multivers...

LA PLAGE OÙ ABORDÈRENT LES PREMIERS CHRETIENS
La plage de Sainte Croix n’est pas une invention romanesque : elle existe bel et bien ! Située sur la commune de Martigues, entre le village de La Couronne et celui de Sausset- Les-Pins, dans les Bouches du Rhône, son histoire est peu connue. Pour la comprendre, il faut retourner des siècles en arrière, à l’époque de la mort du Christ.
Replaçons nous dans le contexte : juste après la crucifixion de Jésus, les palestiniens sont torturés, massacrés, lynchés. Les plus chanceux se voient jetés dans une barque sans rame, sans voile et sans vivre, lestés en méditerranée. Jetés à la mer à bord d’une barque sans mât et sans gouvernail, les disciples du Christ essuieront ainsi une tempête et accosteront sur la plage de Sainte Croix, baptisée alors « Terre Sainte ». A bord, sont présent Marie Jacobée, Marie Salomé, Sarah la servante, Lazare, Marthe et Marie Magdeleine. Ils partiront ensuite avec l’idée d’évangéliser la Provence et accosteront aux Saintes Maries de la mer.
Le pèlerinage de Sainte Croix devint dès lors très réputé. Autrefois, trois confréries de Martigues venaient pied nues faire pénitence le 3 mai ainsi que le 14 septembre, fêtes qui correspondent à l’invention et à l’exaltation de la Croix. De leur passage, Il reste aujourd’hui les vestiges d’une chapelle du 12ème siècle, édifiée sur l’emplacement où jadis Saint Lazare planta une Croix.



EXTRAIT D'UN DOCUMENT HISTORIQUE
source : http://www.cote-bleue.eu
« Le soleil vient de se cacher, rouge de confusion, derrière l'horizon, en apercevant la lune blême et froide, qui déjà, a pris place dans ce crépuscule de l'an 42. Blotti dans un creux rocher, un jeune berger n'a rien vu de la scène, pas plus qu'il n'entend les voix de la petite troupe qui vient de débarquer, au pied du promontoire, et s'avancent, vers lui, pieds nus.
Marie Jacobé et Marie Salomé, sœurs de la vierge Marie et mères d'apôtres, Marie Magdeleine, Marthe, Sara leur servante, Lazare et Maximin, se regardent étonnés devant l'indifférence du garçonnet. Alors, l'une des saintes lui adresse la parole pour savoir si un point d'eau se trouve dans les parages. Le berger, sourd-muet, entend et comprend les paroles qui lui sont adressées ; sans hésiter il tourne la tête et dirige son regard, qui s'éclaire pour la première fois vers un figuier tout proche.
Il précède, en courant, la petite troupe, et plonge ses mains dans la source claire qui chante sur les cailloux, au pied de l'arbre dont les racines assoiffées l'avaient jusqu'alors emprisonnée sous terre ; Tous en font de même, et les saintes Maries laissent l'empreinte de leurs doigts sur le rocher qui leur sert de siège. Elles sont fatiguées, au terme de cette aventure qui a amené leur embarcation, naviguant à vue en suivant la côte, et ne débarquant qu'à la nuit tombée, dans un endroit propice que pour prendre un peu de repos et se ravitailler.
Fuyant la persécution qui sévit la Palestine, elles arrivent sur notre rivage où deux stations s'offrent à elles : Incarrus ou Incarro (Carry), et Dilis ( La Couronne Vieille) ; Finalement, l'anse de Sainte Croix leur paraît plus proche et plus accueillante. Voilà que maintenant arrivent les parents du jeune berger, inquiets de trouver ces étrangers, aux vêtements et manières inconnus, entourant leur enfant. Ils ne réalisent pas immédiatement que celui ci a retrouvé ses sens. La peur les envahit lorsqu'ils s'en aperçoivent et la terreur les saisit lorsqu'ils voient l'eau couler au pied du figuier. Ils promettent de revenir le lendemain matin et rattrapent à grandes enjambées, l'angoisse au ventre, le petit troupeau de mouton qui, déjà, a pris le chemin du bercail. A l'aube, pourtant, ils sont là tous les trois, les parents et l'enfant ; ils trouvent les saintes et leurs compagnons prêts à embarquer pour le plat pays de Camargue, dernière étape de leur longue aventure.
Un feu de bois se meurt doucement sous les cendres, consumant les déchets de poissons grillés, une demie de pain azyme, emportée de Judée, se ramollit un peu à la rosée du matin. Les parents et l'enfant ne s'étonnent plus de comprendre les paroles que leur adressent ces étrangers, témoins du Christ, qui ont reçu la force de l'esprit Saint le jour de la pentecôte. Lazare prend de l'eau, à la source, au creux de ses mains et la verse sur la tête de ces trois premiers baptisés de la Gaulle, qui instinctivement s'agenouillent au pied de la croix qui va rester sur cette terre. Remontés à bord de la barque, les premiers disciples du Christ lèvent l'ancre, tandis que les voiles, gonflées par le vent d'Est, les emportent vers le large du Cap Couronne.

COMMEMORATION DE LA HALTE DES SAINTES MARIES A SAINTE CROIX
Après avoir construit et dédié à la mère de Dieu un modeste oratoire, qui fût probablement le premier temple Chrétien élevé sur la terre de Gaules, tout ce petit monde s’en va. Sainte Marthe va évangéliser la région de Tarascon et d’Avignon, Lazare, Marie Magdeleine, Maximin et Sidoine prennent la route de Marseille par voie de mer, car selon une antique tradition, ils firent escales à l’est du cap Couronne, à un endroit nommé Sainte Terre, où se trouve une vénérable chapelle dédiée à la sainte Croix.

Pour commémorer cette halte, qui se situe aux racines de notre foi, une chapelle a été construite au XIIème siècle ; lourde, trapue, voûtée, les contreforts enfouis au trois quart dans le sable, elle est aujourd’hui en ruine. Vous l’avez reconnue ? C’est l’ancienne chapelle sous laquelle Alexandre Cinarca a trouvé un trésor…un trésor sans âge sur le secret de notre civilisation !
A quelques cinquante mètres, une autre chapelle s’élève sur le promontoire rocheux de style roman, elle est bien connue des marins et saluée par eux du nom de Sainte-Terre, « Santo Terro ». Elle est déjà signalée dans des actes de 1636. Deux pèlerinages, important durant plusieurs siècles amènent le 3 mai (souvenir de la découverte de la croix du Christ), et le 14 septembre (exaltation de la Sainte-Croix), les pêcheurs, paysans, bergers et carriers du terroir, à la Sainte-Terre.
LA COUTUME DU "ROUMAVAGE"
A Sainte-terre nous sommes allés,
Des fèves fraîches nous avons mangé,
Du saucisson, du bon jambon,
A la barbe du vieux Cambon
(Ritournelle du pèlerinage)

Le 3 mai, c’est le grand jour à la sainte-terre : celui du « Roumavage », mot qui désigne le « pèlerinage » en provençal. Ce nom vous rappelle quelque chose ? Normal… c’est le nom de l’allée dans laquelle vit Alexandre Cinarca dans le Cinquième Monde. Dans la réalité, cette allée s’appelait vraiment « chemin du Roumavage », car elle correspond au chemin emprunté par les pèlerins. Elle a été rebaptisée par la mairie il y a quelques décennies et porte désormais le nom de deux célèbres scientifiques …plus rien à voir avec le pèlerinage !
Pour la petite histoire, sachez que quel que fut le temps, pluie ou mistral, les pèlerins de Martigues se mettaient autrefois en route, dès sept heures du matin : les pénitents bleus de ferrières, les blancs de Jonquière et de l’île, et pour clore la procession, le prêtre en cape rouge : bleu blanc rouge, l’oriflamme vivant s’avançait lentement au rythme du « Vexilla Régis », un chant printanier qui évoquait la reconnaissance pascale. Ce chant mettait la ville en émoi jusqu’à la passe, près de la gare.
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Quand le cortège prenait fin, ses pèlerins qui ne faisaient partie d’aucune confrérie, avaient le choix entre la grand’ route, bien aplanie mais couverte d’une poussière aveuglante, soulevée par le piétinement de la foule, et les raccourcis caillouteux. Les pénitents, eux suivaient pas à pas, les souffrances du porte-christ sur le chemin des vœux qui reliait la cité martégale au village de la Couronne.
Le souffre douleur avait été désigné par tirage au sort parmi les pêcheurs qui en avaient fait la promesse lorsqu’à l’époque de l’équinoxe du printemps, ils s'étaient trouvés en perdition sur les côtes rocheuses. De temps en temps, à des endroits habituels, le porteur affaibli faisait une petite halte et reprenait haleine. En entendant le chant de la procession qui s’avançait sur la route, de toutes les Bastides, sur tous les chemins et les sentiers, de la verdure des champs de blé en herbe, apparaissaient en habit blanc et capuchons au vent, de nouveaux pénitents, ceux du vallon, affiliés à la confrérie de Jonquière.
C’étaient les derniers pénitents du terroir depuis qu’il n’y en avait plus à Saint julien, ni à Saint Pierre, pas plus qu’à la Couronne. Au fil des ans on pouvait apercevoir aussi, en bordure de leurs champs, quelques paysans appuyés sur leur fourche plantée en terre, bien décidés à protéger leur terre que les pèlerins, dans le cortège débraillé qui suivait les pénitents, n’hésitaient pas à piétiner pour raccourcir leur chemin, évitant ainsi un des nombreux lacets de la route.
« A Sainte-Croix nous irons,
Des souliers neufs nous porterons
De Sainte-terre nous sommes venus
De vieux souliers nous avons rapportés »
Arrivés les premiers, les pénitents de l’île entendaient la messe dans la chapelle. Ceux de ferrières, en attendant leur tour, mangeaient un morceau à la Bégude. C’étaient une sorte de guinguette, au bord de la route, où les bergers abreuvaient leurs troupeaux, un petit relais champêtre. L’abbé Griaut, qui allait dire la messe, et qui se devait de rester à jeun, n’appréciait pas ces agapes matinales qui pourtant n’avaient jamais aussi bien mérité ce qualificatif, puisque ce mot signifiait dans les premiers temps du christianisme le repas pris en commun par les fidèles. Et l’abbé écrirait le lendemain dans le livre de raison de la paroisse : « Nos bons frères déjeunent à la barbe de leur curé ». Il oubliait de préciser que les « bons frères » avaient fait l’excursion à pied depuis Martigues alors que lui, Monsieur Griaut, était arrivé à Sainte Croix assis douillettement dans une voiture loué par la confrérie !

UNE SOURCE MYSTERIEUSE: LA SAULCE
La Saulce est le nom de la petite plage qui se trouve à côté de Sainte Croix. Son nom proviendrait du provençal sau (prononcé saou) qui désigne le sel. La source d’eau salée qui coule a donné le nom à ce lieu, très connue des anciens bergers car leurs moutons refusaient de s’y abreuver. C’est également en ce lieu que l’on a découvert des vestiges romains, des machines hydrauliques, ainsi que des poteries. Et plus tardivement, c’est là que la duchesse du Berry débarque en 1832, ayant en tête l’audacieux projet de soulever Marseille contre Louis Philippe et de faire proclamer son fils, le Comte de Chambord, roi de France. Cela ne suscitera aucun trouble chez nos compatriotes.
DES CAMERAS A SAINTE CROIX

Si vous n’êtes jamais venu sur cette plage, il y a des chances que vous la connaissiez quand même sans le savoir ! Vous l’avez probablement vue sur petit écran ou grand écran… de nombreux films ou clips vidéos ayant été tournés sur place, comme :
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